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Sommaire

Marché des fonds de commerce et immobilier commercial en France :
Bilan 2025 et perspectives 2026

Dans un contexte où les décisions d’achat, de cession ou d’investissement doivent être de plus en plus data-driven, disposer de chiffres précis sur le marché des fonds de commerce et de l’immobilier commercial est devenu indispensable.

Ce panorama statistique offre une vision claire des dynamiques qui ont façonné 2025 et éclaire les tendances pour 2026. Ces chiffres ne sont pas de simples indicateurs : ils constituent de véritables leviers stratégiques pour estimer un commerce ou une entreprise, négocier efficacement ou anticiper les évolutions sectorielles et régionales. Dans un marché où les écarts de valorisation peuvent se chiffrer en centaines de milliers d’euros, disposer de repères fiables est plus que jamais un avantage concurrentiel.

1. Dynamique générale du marché

En 2025, l'entrepreneuriat s'est solidement ancré dans les aspirations des Français. Plus d'un tiers des adultes se trouvent dans une dynamique entrepreneuriale — que ce soit à travers un projet de création, une reprise d'entreprise ou une expérience passée ou présente en tant que dirigeant. Au total, près de 18 millions de Français entretiennent un lien direct avec ce monde, un chiffre sans précédent.

Un élan structurel, pas conjoncturel

Si la crise sanitaire et le contexte économique ont pu jouer un rôle catalyseur, l'attrait pour l'entrepreneuriat s'inscrit dans une tendance bien plus profonde. En 2025, 3 Français sur 10 considèrent cette voie comme la carrière idéale, contre 1 sur 4 seulement en 2021 et 2023. Cette aspiration touche désormais même ceux qui n'ont jamais franchi le pas : 1 Français sur 5 n'ayant aucun lien direct avec l'entrepreneuriat partage pourtant ce rêve.

Des freins avant tout intérieurs

Cet enthousiasme se heurte aussi à certains obstacles : 31 % des Français ont envisagé de se lancer en 2025, sans y donner suite. Les raisons invoquées sont majoritairement d'ordre personnel — doutes sur sa légitimité ou ses compétences, gestion du stress, sentiment d'isolement, ou difficultés à concilier vie professionnelle et vie privée.

Autres faits notables en 2025

La féminisation de l'entrepreneuriat se confirme : depuis 2018, la part des femmes dans la chaîne entrepreneuriale ne cesse de progresser, atteignant désormais 3 sur 10.

Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, la dynamique est tout aussi encourageante — l'indice entrepreneurial est passé de 14 % en 2018 à 22 % en 2025, témoignant d'un ancrage territorial croissant.

Du côté des ex-chefs d'entreprise, leur départ ne signe pas une retraite définitive : la cessation d'activité constitue souvent un tremplin vers de nouveaux projets, d'autant que 6 sur 10 ont moins de 50 ans.

(Sources : Indice Entrepreneurial Français (IEF) de décembre 2025 - BPI France)

En résumé

L'entrepreneuriat français suit une trajectoire de fond, portée par des aspirations renouvelées et une volonté affirmée de créer de la valeur. L'essor des dispositifs d'accompagnement et les évolutions culturelles dessinent un écosystème entrepreneurial en pleine maturation, avec de solides perspectives d'avenir

1.1 Évolution du volume des transactions

29 766

Transactions en 2025 : le marché recule de -6,1 % par rapport à 2024 (31 703 en 2024), repassant sous le seuil des 30 000 cessions pour la première fois depuis 2022. (Altares)

28 %

Part du commerce dans les transmissions. (entreprises.gouv)

30 000

Transactions/an en moyenne entre 2018 et 2025 : un maintien solide du marché. (entreprises.gouv)

91,6 %

L’essentiel des ventes et cessions de fonds de commerce concernent les TPE de moins de 10 salariés, qui représentent 91,6 % des opérations en 2025 (stable par rapport à 2024).

75 000

Plus de 75.000 affaires : Mises en vente chaque année. (Réseau Entreprendre)

370 000

Nombre d’entreprises potentiellement transmissibles d’ici 2030 en France. (BPI France)

40 %

40 % des dirigeants ont l’intention de transmettre leur entreprise dans les 5 prochaines années (Etude BPI France / CCI France / CMA France / C.R.A).

41 700

Nombre d’affaires à reprendre sur le site de BPI France en mars 2026.

1 165 000

Nombre d'entreprises créées en 2025 (comprend également les transmissions d’ entreprises et commerces) : nouveau record pour la 10ème année consécutive. Les créations de sociétés et micro-entrepreneurs sont en hausse de +6 % chacun. Les créations sont stables dans l'industrie sur 2025, sont nettement positives dans le commerce (+7 %) et les services (+6 %), et en repli dans la construction (-4 %). (INSEE)

1.2 Évolution des investissements immobiliers professionnels

+8 %

+8 % d’investissements en immobilier d'entreprise en 2025 (13,7 Mds €) vs 2024 (12,1 Mds € investis (ImmoStat))

-22 %

-22% dans le secteur industriel : après un effondrement en 2022-2023 et un pic de rattrapage en 2024 (+68%), l'investissement logistique & industriel se normalise et s'établit à 3,0 Mds€ en 2025, en recul de 22% par rapport à 2024 (Cushman & Wakefield). La tendance baissière se poursuit au T1 2026 : le marché de l'investissement logistique baisse à 225 M€ (12% des volumes investis en immobilier d'entreprise en France), en recul de 64 % par rapport au T1 2025, retrouvant des niveaux proches de 2018 (Cushman & Wakefield)

+8,9%

+8,9% dans le commerce, qui clôture l'année en progression vs 2024 avec 2,8 Mds€ investis. Le high street parisien structure la majorité de l'activité, confirmant l'appétit des investisseurs pour les emplacements prime (Cushman & Wakefield). Au T1 2026, le commerce devient la première classe d'actifs avec 895 M€ investis (46% des volumes), porté par quatre transactions supérieures à 50 M€ (Cushman & Wakefield)

-23 %

Dans le secteur industriel : après un effondrement en 2022-2023 et un pic de rattrapage en 2024 (+68 %), l'investissement logistique & industriel se normalise en 2025 à 3,0 Mds € (-23 %), tout en conservant 21 % des volumes investis en France, à égalité avec le commerce. (Cushman & Wakefield (info pas trouvée))

+6 %

+6 % dans le commerce de détail : avec près de 3 Mds € investis en 2025 (+6), le commerce confirme sa résilience. Le high street parisien concentre 55 % des volumes, signe d'une appétence des investisseurs pour les emplacements les plus sécurisés. (Cushman & Wakefield (info pas trouvée))

4 % à 6 %

Le taux de rendement des commerce varie de 4 % à 6 % selon l’actif concerné :

  • Pied d'immeuble (High Street) : 4 % (Stabilité).
  • Retail Parks (Région) : Jusqu'à 6,5 % (Prime).
  • Centres Commerciaux : 5,5 %.

(Savills, spotlight)

Un marché stable soumis à de faibles fluctuations

  1. Les transactions de fonds de commerce régressent légèrement en 2025 vs 2024 (-6,1 %), mais restent stables depuis 2018 (-1,9 %).
  2. En 2025, le marché de l'immobilier commercial est marqué par une reprise sélective, concentrée sur les bureaux de qualité, les centres-villes et les commerces de prestige.
  3. Les banques ont fortement rouvert les robinets des financements professionnels depuis septembre 2024, notamment les projets qu’elles jugent cohérents (apport financier de 30 % à 40 %, profil du repreneur adapté, affaire vendue au juste prix).
    Mi-2026, les taux professionnels s'échelonnent de 3,2 % à 5,5 % selon la durée, le type de projet et le profil du repreneur — les secteurs perçus comme plus risqués, tels que la restauration ou le BTP, se situant en haut de la fourchette. Le taux nominal moyen pour la reprise d'un fonds de commerce s'établit donc à une moyenne de 3,25 % sur 7 ans — en infime augmentation (0,15 point) par rapport à mi-2025

2. Conditions de financement professionel et perspectives

2.1 Contexte économique 2025-2026

5,2M

5,2 millions : Nombre d’entreprises en France (hors secteurs agricoles et financiers), dont environ 750 000 commerces. (INSEE)

3,5M

3,3 millions d'entreprises de proximité en 2025 (soit 63 % du secteur marchand).
(Union des Entreprises de Proximité)

360 000

360 000 établissements d’alimentation de détail (bouchers, boulangers, pâtissiers, etc.)

(Confédération Générale de l'Alimentation en Détail)

93 395

93 395 points de vente franchisés en 2025 (+2,9 % vs 90 588 en 2024).

(Fédération Française de la Franchise)

+0,8 %

Croissance PIB France 2025, après +1,5 % en 2024 (Source : INSEE).

+0,5 %

Prévision croissance PIB France 2026 (Banque de France décembre 2025).

+0,9 %

Inflation France en moyenne annuelle 2025 (après +2,0 % en 2024 et +4,9 % en 2023).

(Source : INSEE)

8,1 %

Taux de chômage T1 2026 (Source : INSEE)

2.2 Investissements immobiliers commerciaux

13,7 Mds €

13,7 milliards € : Pour 2025, soit +8 % vs 2024 (ImmoStat)

13,3 Mds €

13,3 milliards € : Pour 2026 (et une reprise à 15,6 milliards d'euros pour 2027), soit -2,9% vs 2025 (MSCI/BPCE)

21 Mds €

21 milliards € : Moyenne quinquennale 2020-2024 de référence. L'investissement immobilier commercial en France reste inférieur d'environ 35 % à sa moyenne quinquennale de référence en 2025 (Immprove)

2.3 Taux effectifs moyens pratiqués au 2eme trimestre 2026

3,05 %

Prêts à taux fixe d'une durée inférieure à 10 ans (Banque de France)

3,43 %

Prêts à taux fixe d'une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans à 10 ans (Banque de France)

3,97 %

Prêts à taux fixe d'une durée de 20 ans et plus (Banque de France)

3,96 %

Prêts à taux variable (Banque de France)

4,79 %

Prêts relais (Banque de France)

2.4 Taux d'usure applicables au 3ème trimestre 2026

4,07 %

Prêts à taux fixe d'une durée inférieure à 10 ans (Banque de France)

4,57 %

Prêts à taux fixe d'une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans (Banque de France)

5,29 %

Prêts à taux fixe d'une durée de 20 ans et plus (Banque de France)

5,28 %

Prêts à taux variable (Banque de France)

6,39 %

Prêts relais (Banque de France)

Financement : la BCE met fin à un an de pause en relevant ses taux, dans un contexte de retour de l'inflation

  1. Après 8 baisses successives entre juin 2024 et juin 2025, qui avaient ramené le taux de la facilité de dépôt de la BCE de 4 % à 2 % (et le taux de refinancement principal de 4,50 % à 2,15 %), la banque centrale avait marqué une pause à partir de juin 2025. Le 11 juin 2026, elle a mis fin à cette pause en relevant ses trois taux directeurs de 0,25 point — une première hausse depuis septembre 2023. Depuis le 17 juin 2026, le taux de la facilité de dépôt s'établit à 2,25 %, le taux de refinancement principal à 2,40 % et le taux de la facilité de prêt marginal à 2,65 %.
    Cette décision fait suite au rebond de l'inflation en zone euro, remontée à 3,2 % en mai 2026 (contre 1,7 % en janvier 2026), sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient qui a débuté fin février 2026. La BCE anticipe désormais une inflation moyenne de 3,0 % en 2026, 2,3 % en 2027 et 2,0 % en 2028. (Source : BCE, communiqué de politique monétaire du 11 juin 2026)
  2. L'OAT 10 ans (indice TEC 10) s'établit à 3,69 % au 3 juillet 2026, contre 3,65 % le 15 juin 2026, dans un contexte de remontée des taux directeurs et de tensions persistantes sur les finances publiques françaises. (Source : Agence France Trésor)
  3. Les investissements repartent à la hausse : 16 Mds€ attendus pour 2026 (MSCI/BPCE) — soit une progression de +33 % en 2 ans par rapport au point bas de 2024. La confiance revient, même si une partie des grands investisseurs reste dans l'attente avant de réengager significativement.

3. Prix des fonds de commerce

3.1 Prix moyen global

241 781 €

Prix moyen de vente d’un fonds de commerce (commerces et entreprises, pharmacies incluses) en 2025, en baisse de 6,4 % par rapport à 2024. (Altares)

212 697 €

Prix moyen de vente d’un fonds de commerce (commerces et entreprises, hors pharmacies) en 2025, en baisse de 8,6 % par rapport à 2024. Les pharmacies, avec un prix moyen supérieur à 1,2 million d’euros, tirent la moyenne générale vers le haut. (Altares)

1 à 7X

1 à 7 fois la moyenne des EBE retraités : Correspond à la rentabilité réelle sur les 2 à 3 derniers exercices, avec un coefficient qui varie selon le type d’activité, l’implantation et les facteurs d’exploitation. (Source : Estimermoncommerce.fr)

15 % à 350 %

15 % à 350 % de la moyenne des chiffres d’ affaires HT : Méthode basée sur le chiffre d’affaires des 2 à 3 derniers exercices, le pourcentage dépendant de l’activité, de l’implantation et des facteurs d’exploitation. (Source : Estimermoncommerce.fr)

3.2 Prix moyen de cession des fonds de commerce par grandes familles d’activité (2025)

178 212 €

Construction (Altares)

323 267 €

Commerce (Altares)

261 256 €

Industrie (Altares)

486 598 €

Information & communication (Altares)

257 893 €

Transport & logistique (Altares)

267 840 €

Services aux entreprises (Altares)

84 248 €

Services aux particuliers (Altares)

206 518 €

Hébergement, restauration, débits de boisson (Altares)

3.3 Top 20 (par nombre de cessions) des prix moyens de vente par activité en 2025

212 001 €

Restauration traditionnelle : 4 362 ventes pour un prix moyen de 212 001 €. (Altares)

122 231 €

Restauration rapide : 3 119 ventes pour un prix moyen de 122 231 €. (Altares)

241 863 €

Débits de boissons : 2 509 ventes pour un prix moyen de 241 863 €. (Altares)

258 604 €

Boulangerie et boulangerie-pâtisserie : 1 336 ventes pour un prix moyen de 258 604 €. (Altares)

72 515 €

Coiffure : 1 033 ventes pour un prix moyen de 72 515 €. (Altares)

181 269 €

Garagistes automobiles : 949 ventes pour un prix moyen de 181 269 €. (Altares)

1 222 445 €

Officines de pharmacie : 842 ventes pour un prix moyen de 1 222 445 €. (Altares)

127 549 €

Épicerie : 762 ventes pour un prix moyen de 127 549 €. (Altares)

366 155 €

Buralistes : 552 ventes pour un prix moyen de 366 155 €. (Altares)

473 108 €

Hôtels et hébergement similaire : 520 ventes pour un prix moyen de 473 108 €. (Altares)

168 110 €

Boucheries : 466 ventes pour un prix moyen de 168 110 €. (Altares)

159 022 €

Agences immobilières : 410 ventes pour un prix moyen de 159 022 €. (Altares)

67 309 €

Soins de beauté : 407 ventes pour un prix moyen de 67 309 €. (Altares)

111 286 €

Commerce de détail d’habillement : 387 ventes pour un prix moyen de 111 286 €. (Altares)

132 836 €

Jardineries / Animaleries / Fleuristes : 311 ventes pour un prix moyen de 132 836 €. (Altares)

90 271 €

Pressing, laverie, blanchisserie : 292 ventes pour un prix moyen de 90 271 €. (Altares)

312 839 €

Commerce de journaux et papeterie : 276 ventes pour un prix moyen de 312 839 €. (Altares)

239 758 €

Commerce de voitures et de véhicules automobiles : 257 ventes pour un prix moyen de 239 758 €. (Altares)

232 834 €

Magasins d’optique : 242 ventes pour un prix moyen de 232 834 €. (Altares)

913 429 €

Supermarchés : 229 ventes pour un prix moyen de 913 429 €. (Altares)

Des prix qui se rééquilibrent :

  1. Les prix moyens se rééquilibrent en 2025 (-6,4 %) après deux années de très forte hausse, mais restent à des niveaux très élevés et bien supérieurs à l’avant-crise sanitaire (ils étaient alors inférieurs à 200 000 €)
  2. Le prix médian, plus représentatif des transactions « ordinaires », atteint 112 700 € en 2025 vs 110 000 € un an plus tôt, soit une progression de 2,5 %. Preuve d’une relative résilience du marché.
  3. Les prix de vente augmentent en restauration et boulangerie

4. Valeur des murs commerciaux

4.1 Paris

12 000 €–27 000 €/m²

12 000 €–27 000 €/m² à Paris : Écarts très importants selon les quartiers. (CommerceImmo)

4 %

Taux de rendement prime pour le commerce de centre-ville (high street) en France, stable depuis fin 2024/2025. Au T1 2026, le commerce devient la première classe d'actifs investie en France (900 M€), porté par l'Île-de-France (69% des volumes) et les emplacements de centre-ville (72%), malgré un recul de 39% des volumes lié aux tensions géopolitiques. Paris et les emplacements prime conservent leur statut de valeur refuge (Savills)

5,8 %

La vacance commerciale parisienne recule à 5,8 % en 2025 — et à seulement 4,5 % sur les artères prime, portées par 30 nouvelles ouvertures du secteur luxe (Knight Franck).

4.2 Paris vs régions

2 800 € à 6 300 €/m²

Prix moyen des murs commerciaux en province. Un écart avec Paris qui illustre l'attractivité croissante de la province pour les investisseurs en quête de rendements plus élevés. (CommerceImmo)

5,75 %

Taux de rendement prime pour les retail parks en France, le format le plus rémunérateur, généralement situé en périphérie et en régions - stable depuis fin 2024 (Knight Franck)

5,50 %

5,50 % pour les centres commerciaux prime, un taux stable qui reflète une demande concentrée sur les actifs les mieux positionnés. (Savills)

4.3 Taux de vacance et fréquentation commerciale

5,8 %

La vacance commerciale parisienne recule à 5,8 % en 2025 — et à seulement 4,5 % sur les artères prime, portées par 30 nouvelles ouvertures du secteur luxe (Knight Franck).

11,6 %

En 2025, le taux de vacance commerciale atteint 11,6 % tous formats confondus, contre 10,7 % en 2024 (Knight Franck).

11,7 %

Taux de vacance des pieds d'immeubles (commerce de centre-ville) en 2025, contre 10,8 % en 2024 (Confédération des Commerçants de France)

16,8 %

Taux de vacance des centres commerciaux en 2025, en hausse par rapport à 2024 (16,0 %) - le format le plus dégradé (Confédération des Commerçants de France)

8,4 %

Taux de vacance des zones commerciales périphériques en 2025, contre 7,4 % en 2024 - le format qui reste le moins touché (Confédération des Commerçants de France)

-2,9 %

Recul de la fréquentation des centres-villes en 2025 (jusqu'à -4% en Île-de-France et en Bretagne), tandis que les centres commerciaux progressent légèrement (+0,6%) (Fédération des Acteurs du Commerce dans les Territoires)

Murs commerciaux : Paris face à la revanche des villes moyennes

  1. Paris reste cher et sélectif, avec la vacance prime au plus bas (4,5 %) et le rendement high street comprimé à 4,00 %.
  2. La province offre de meilleurs rendements : 5,75 % sur les retail parks, 5,50 % sur les centres commerciaux.
  3. Les retail parks régionaux restent résilients mais les nouvelles inaugurations sont fortement ralenties depuis la pandémie.
  4. Les investisseurs privilégient désormais la sélectivité géographique et de format, avec un fort biais vers les actifs prime et les pieds d'immeubles parisiens haut de gamme.

5. Analyse sectorielle

5.1 Secteurs premium

+9,3 %

+9,3 % de valeur sur les supermarchés depuis 2020 : forte croissance due à la hausse du chiffre d’affaires alimentaire. (Arthur Loyd)

1 222 445 €

1 222 445 € prix moyen pour une pharmacie en 2025 : quasi stable (-1,0 %), avec un nombre de transactions en hausse de 6,2 % à 842 opérations. (Altares)

5.2 Secteurs alimentaires et restauration

33 %

Près d’un tiers (33 %) des transactions concernent la restauration et les débits de boisson en 2025 : ce trio reste le pilier du marché des cessions de fonds de commerce. (Altares)

-0,6 %

-0,6 % dans la restauration rapide (3 119 opérations) en 2025 : quasi-stabilité qui confirme la solidité du secteur. (Altares)

+13,7 %

+13,7 % de hausse du prix moyen des boulangeries en 2025 (258 604€), la plus forte progression du Top 10 des prix – malgré un nombre de cessions en léger repli (-2,8 %, à 1 336). (Altares)

11 %

11 % de part de marché des retail parks dans l’alimentaire : la grande distribution continue de dominer dans ces formats. (Savills, spotlight)

36,7 %

36,7 % de part du secteur Hébergement-restauration-débits de boisson dans les transmissions de fonds de commerce en 2025. (Altares)

80 %

80 % de taux de pérennité à trois ans des entreprises de l’hébergement et restauration, légèrement inférieur à la moyenne. (entreprises.gouv)

5.3 Secteurs fragilisés

1 033

Cessions dans la coiffure en 2025 : en recul de 6,3 % par rapport à 2024. (Altares)

520

Cessions dans l’hôtellerie en 2025 : quasi stable, -1,0 % par rapport à 2024. (Altares)

552

Cessions chez les buralistes en 2025 : en baisse de 9,4 % par rapport à 2024. (Altares)

-13 %

Baisse de fréquentation des zones commerciales périphériques. (Arthur Loyd)

8,4 %

Taux de vacance des zones commerciales périphériques en 2025 (vs 7,4 % en 2024) : un format qui reste le plus résilient du commerce français, malgré une légère dégradation, loin derrière les centres commerciaux (16,8 %) et les centres-villes (11,7 %). (Confédération des Commerçants de France)

Des contrastes marqués entre secteurs

  1. Supermarchés et pharmacies concentrent toujours la valeur et la sécurité.
  2. La restauration rapide se stabilise (-0,6 %) et la boulangerie-pâtisserie affiche la plus forte hausse de prix du Top 10 (+13,7 %).
  3. Certains secteurs fragiles, comme l’hôtellerie, connaissent des ajustements plus sévères. Néanmoins, l’hôtellerie reste une activité très recherchée sur les grandes villes.
  4. Le marché reste très segmenté, nécessitant une lecture fine secteur par secteur.

6. Répartition géographique

6.1 Grandes villes

1 vente sur 5

Plus d’1 vente sur 5 (21 %) réalisée dans les grandes villes (100 000 habitants et plus) en 2025 : seul segment territorial où le prix de cession progresse. (Altares)

7,3 % de hausse

+7,3 % de hausse : sur le prix moyen dans les grandes villes en 2025 (288 307 €), qui résistent mieux que le reste du territoire. (Altares)

12,4 %

Taux de rotation des commerces en centre-ville en 2025 contre 11,2 % en 2024. (Confédération des Commerçants de France)

6.2 Petites villes et zones rurales

-1,8 %

-1,8 % de transactions dans les villages en 2025, l’un des segments les plus stables avec les grandes villes. (Altares)

-1,6 %

-1,6 % de transactions dans les grandes villes en 2025, l’un des segments les plus stables avec les villages. (Altares)

6.3 Distribution (en nombre de cessions et prix moyen de cession) des reprises de fonds de commerce par taille de ville en 2025

6 265

Grandes villes (100 000 Habitants et plus). (Altares)

288 307 €

Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les grandes villes en 2025 (+7,3 % vs 2024). (Altares)

6 726

Villes moyennes (20 000 à 100 000 Habitants). (Altares)

263 609 €

Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les villes moyennes (-10,8 % vs 2024). (Altares)

7 260

Petites villes (5 000 à 20 000 Habitants). (Altares)

234 806 €

Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les petites villes en 2025 (-8,0 % vs 2024). (Altares)

4 615

Bourgs ruraux (2 000 à 5 000 Habitants). (Altares)

223 804 €

Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les bourgs ruraux (-12,6 % vs 2024) : la plus forte baisse de prix. (Altares)

4 900

Villages (moins de 2 000 Habitants). (Altares)

177 713 €

Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les villages (-8,1 % vs 2024). (Altares)

6.4 Prix moyen de cession des fonds de commerce par région en 2025 (Altares)

205 841 €

Auvergne-Rhône-Alpes

205 661 €

Bourgogne-Franche-Comté

213 953 €

Bretagne

238 487 €

Centre-Val de Loire

253 258 €

Corse

212 099 €

Grand Est

234 421 €

Hauts de France

351 158 €

Île-de-France

241 503 €

Normandie

216 541 €

Nouvelle Aquitaine

195 432 €

Occitanie

234 097 €

Pays de La Loire

230 546 €

Provence Alpes Côte d'Azur

6.5 Nombre d’achats de fonds de commerce par région en 2025 (Altares)

4 120

Auvergne-Rhône-Alpes

1 098

Bourgogne-Franche-Comté

1 870

Bretagne

964

Centre-Val de Loire

192

Corse

1 866

Grand Est

1 823

Hauts de France

4 909

Île-de-France

1 679

Normandie

2 754

Nouvelle Aquitaine

3 009

Occitanie

1 851

Pays de La Loire

3 280

Provence Alpes Côte d'Azur

Une répartition géographique relativement homogène des cessions de fonds de commerce en 2025

  1. Les grandes villes (> 100 000 habitants) concentrent 21 % des ventes de fonds de commerce en 2025.
  2. Les villes moyennes (20 000 à 100 000 habitants) constituent 22,6 % des cessions
  3. Les petites villes (5 000 à 20 000 habitants) constituent 24,4 % des cessions
  4. Les bourgs et villages (moins de 5 000 habitants) concentrent 31,3 % des cessions.

7. Profils des acteurs

7.1 Profils des vendeurs

52,2 ans

52,2 ans : âge moyen des cédants en 2025. Près de 3 vendeurs sur 10 (28 %) ont plus de 60 ans, illustrant le vieillissement des cédants. (Altares)

72 %

72 % des cédants ont moins de 60 ans en 2025  : ils n’attendent pas la retraite pour vendre. (Altares)

64 %

Part des intentions de transmission déclenchées par un départ en retraite du dirigeant (contre 60% en 2024) - même si la majorité des transmissions effectivement réalisées concernent des dirigeants de moins de 60 ans, signe de l'émergence d'un profil de cédant plus jeune. (Bpifrance Le Lab)

36 %

Part des cédants motivés par – dans l’ordre d’importance - un changement de vie professionnelle, la charge de travail, la diversification du patrimoine, raisons familiales et changer d'air (Bpifrance Le Lab)

500 000

Nombre estimé de dirigeants susceptibles de partir à la retraite sur la décennie 2020. (entreprises.gouv)

25 %

Part des dirigeants de PME et ETI âgés de 60 ans ou plus - en hausse continue depuis 2010 (17,4%) et 2016 (20,5%) (BPCE LObservatoire)

7.2 Pourcentage de vendeurs par âge de l’entreprise

19,8 %

0 à 5 ans (Altares)

39,8 %

6 à 15 ans (Altares)

40,4 %

Plus de 15 ans (Altares)

7.3 Profils des acquéreurs

40 %

40 % des acquéreurs sont primo-accédants : la part de nouveaux entrants sur le marché

41,9 ans

L’âge moyen des acquéreurs. (Altares)

55 %

Repreneurs considérant le potentiel de croissance comme critère n°1. (BPI France)

37 %

Repreneurs considérant la rentabilité potentielle comme critère clé. (BPI France)

25 %

Repreneurs considérant la valeur financière comme critère essentiel. (BPI France)

7 %

Part des cessions réalisées dans le cadre de procédures collectives (sauvegarde, redressement, liquidation) en 2024. (entreprises.gouv)

Entre transmission et renouveau

  1. Les vendeurs sont souvent des dirigeants proches de la retraite, mais aussi des dirigeants qui souhaitent changer d’activité, de région, acheter plus grand ou plus petit.
  2. Les primoaccédants arrivent, surtout sur l’alimentaire et les commerces de proximité.
  3. L’envie d’indépendance motive une part importante des nouveaux investisseurs.
  4. Les PME et grandes entreprises renforcent leur présence.
  5. La diversité des acteurs dynamise le marché malgré les incertitudes.

8. Taux de survie et pérennité des reprises

8.1 Reprendre plutôt que créer : les faits

91,1 %

Taux de survie à 3 ans : pour les reprises de fonds de commerce de 2022 (analyse 2025) vs 82,0 % pour les créations classiques hors micro-entrepreneurs. (Altares / Insee)

69 957

Défaillances d'entreprises en 2025. (Altares)

+9,1

+9,1 points de pérennité : avantage des reprises de fonds de commerce (91,1 %) vs créations classiques hors micro-entrepreneurs (82,0 %). (Altares / Insee)

82 %

Taux de pérennité à 3 ans pour l’ensemble des entreprises. (entreprises.gouv)

86 %

Part des entreprises cédées ayant moins de 10 salariés en 2023. (entreprises.gouv)

6 salariés

Effectif moyen des entreprises au moment de la reprise. (BPI France)

54 %

Part des entreprises cédées correspondant à des TPE. (BPI France)

28 %

Part des entreprises cédées correspondant à des PME. (BPI France)

8.2 Évolution des prix moyens

241 781 €

Prix moyen de vente d’un fonds de commerce en 2025 (-6,4 %). (Altares)

239 151 €

Prix moyen au T1 2026 (-6,9 % vs T1 2025). (Altares)

Reprendre plutôt que créer : le pari gagnant

  1. La reprise affiche un avantage net de +9,1 points sur la survie à 3 ans par rapport aux créations classiques.
  2. Plus de 90 % des entreprises créées par rachat de fonds de commerce sont encore en activité trois ans après.
  3. Les défaillances élevées soulignent l’intérêt stratégique de la reprise.
  4. Les prix moyens se rééquilibrent après deux années de forte hausse, mais restent à des niveaux structurellement élevés, renforçant l’enjeu d’une évaluation précise.

9. Perspectives 2026

9.1 Défis du marché 2026

69 %

Près de 69 % des professionnels anticipent des ventes forcées en 2026 (65% pour 2027). (MSCI/BPCE)

Causes

Principales causes : problématique de refinancement (48 %), besoin de liquidité des fonds (41 %), dépenses de travaux/mise aux normes énergétiques (11 %) (MSCI/BPCE).

Taux de rendement en augmentation

Le taux de rendement prime des centres commerciaux devrait remonter nettement en 2026 (5,75 % au T1 2026), signe d'une dégradation de valeur plus marquée que les autres classes d'actifs, dans un contexte où 68% des investisseurs anticipent une hausse de la vacance commerciale dans ce format. Les retail parks apparaissent en revanche plus robustes et sont privilégiés par 33 % des investisseurs pour leurs acquisitions en 2026 (MSCI/BPCE).

9.2 Vers un marché prudent mais résilient

13,3 Mds €

Prévision d'investissement en immobilier d'entreprise banalisé en France pour 2026, en repli par rapport aux 13,7 Mds€ de 2025 et très en-deçà de l'estimation de fin 2025 (16,1 Mds€), en raison du conflit au Moyen-Orient, du retour de l'inflation et de la remontée des taux BCE (MSCI/BPCE)

+0,5 %

Prévision de croissance du PIB France pour 2026 (scénario de base), révisée à la baisse par rapport aux +0,9 % anticipés en mars, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient, de la hausse des prix de l'énergie et d'une activité plus atone que prévu au 1er trimestre. Un rebond à 0,9 % est attendu en 2027. (Banque de France)

2026 : vers une reprise sélective et des opportunités à saisir

  1. Les prix des fonds de commerce se rééquilibrent à 241 781 € (-6,4 %), confirmé au T1 2026 (239 151 €, -6,9 %) - mais restent supérieurs aux niveaux d'avant-Covid. (Altares)
  2. L'immobilier commercial marque le pas : 13,3 Mds € anticipés en 2026, en repli face aux 13,7 Mds € de 2025, la reprise espérée fin 2025 ayant été contrariée par le contexte géopolitique. (MSCI/BPCE)
  3. Les ventes sous contrainte s'intensifient : 69% des professionnels en anticipent en 2026, créant des fenêtres d'entrée à prix décoté pour les acquéreurs bien capitalisés. (MSCI/BPCE)
  4. Le marché se polarise : les retail parks sont désormais privilégiés (33% des intentions d'achat), tandis que les centres commerciaux souffrent d'une vacance en hausse. Paris et le high street prime restent une valeur refuge (vacance à 4,5%). (MSCI/BPCE)
  5. Les conditions de financement se tendent : la BCE a relevé ses taux en juin 2026 - une première hausse depuis 2023 - et l'OAT 10 ans atteint 3,69% début juillet. (BCE ; Agence France Trésor)

Conclusion

En 2025, le marché des fonds de commerce marque le pas mais confirme sa résilience structurelle : les prix se rééquilibrent, en restant élevés, à 241 781 € en moyenne (-6,4 %) après deux années de hausse historique, tandis que le prix médian progresse à 112 700 € (+2,5 %), signe de bonne tenue des transactions courantes. Le volume repasse légèrement sous le seuil des 30 000 cessions (29 766, -6,1 %) pour la première fois depuis 2022. La reprise d’un commerce ou d’une entreprise s’impose plus que jamais comme un choix stratégique – avec un taux de pérennité à 3 ans de 91,1 %, supérieur de 9,1 points à celui de la création pure (82,0 %), dans un contexte de défaillances élevé (69 957 en 2025), qui constitue lui aussi un rattrapage post-crise sanitaire.

En avril 2026, le plan « Objectif Reprises » a été lancé par le ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, qui a présenté le plan d’action de l’État pour soutenir la transmission-reprise d’entreprise, alors qu’une entreprise sur deux ne trouve aujourd’hui pas de repreneur. (Source : economie.gouv.fr)

L'immobilier commercial amorce quant à lui un rebond sélectif : le commerce de détail dépasse les 3 Mds € investis (+14 % en 2025), porté par le high street parisien et les actifs prime, tandis que les secteurs logistique et alimentaire conservent leur statut de valeurs refuges.

Côté financement, les taux professionnels pour un fonds de commerce ont suivi une tendance baissière depuis 2024 (taux nominal moyen 3,7 %) jusqu’à la mi-2025 (3,10 %), se sont stabilisés, puis opèrent une légère remontée en 2026 (3,25 % en milieu d’année). Pour 2026, le marché bénéficie d'un contexte macro-économique porteur (+1,2 % de PIB anticipé), d'une reprise progressive de la confiance des investisseurs et d'un pipeline de cessions structurellement alimenté par le vieillissement des dirigeants. Les acteurs bien préparés — cédants comme repreneurs — disposent aujourd'hui de conditions rarement aussi favorables pour concrétiser leurs projets.

todo
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Note de l’expert - L’approche par EstimerMonCommerce.fr

L’approche fondée uniquement sur le chiffre d’affaires est insuffisante, car elle ne tient pas compte du potentiel de finançabilité d’un fonds de commerce. Or, un acquéreur doit pouvoir rembourser son prêt et se rémunérer convenablement, puisqu’il achète avant tout un outil de travail.

Seule la combinaison de plusieurs méthodes – chiffre d’affaires, EBE retraité et analyse fine des critères d’exploitation (emplacement, état locatif, dynamique commerciale, caractéristiques du local, normes, matériel, notoriété, etc.) – permet d’aboutir à une valeur de marché réellement cohérente.