Dans un contexte où les décisions d’achat, de cession ou d’investissement doivent être de plus en plus data-driven, disposer de chiffres précis sur le marché des fonds de commerce et de l’immobilier commercial est devenu indispensable.
Ce panorama statistique offre une vision claire des dynamiques qui ont façonné 2025 et éclaire les tendances pour 2026. Ces chiffres ne sont pas de simples indicateurs : ils constituent de véritables leviers stratégiques pour estimer un commerce ou une entreprise, négocier efficacement ou anticiper les évolutions sectorielles et régionales. Dans un marché où les écarts de valorisation peuvent se chiffrer en centaines de milliers d’euros, disposer de repères fiables est plus que jamais un avantage concurrentiel.
En 2025, l'entrepreneuriat s'est solidement ancré dans les aspirations des Français. Plus d'un tiers des adultes se trouvent dans une dynamique entrepreneuriale — que ce soit à travers un projet de création, une reprise d'entreprise ou une expérience passée ou présente en tant que dirigeant. Au total, près de 18 millions de Français entretiennent un lien direct avec ce monde, un chiffre sans précédent.
Si la crise sanitaire et le contexte économique ont pu jouer un rôle catalyseur, l'attrait pour l'entrepreneuriat s'inscrit dans une tendance bien plus profonde. En 2025, 3 Français sur 10 considèrent cette voie comme la carrière idéale, contre 1 sur 4 seulement en 2021 et 2023. Cette aspiration touche désormais même ceux qui n'ont jamais franchi le pas : 1 Français sur 5 n'ayant aucun lien direct avec l'entrepreneuriat partage pourtant ce rêve.
Cet enthousiasme se heurte aussi à certains obstacles : 31 % des Français ont envisagé de se lancer en 2025, sans y donner suite. Les raisons invoquées sont majoritairement d'ordre personnel — doutes sur sa légitimité ou ses compétences, gestion du stress, sentiment d'isolement, ou difficultés à concilier vie professionnelle et vie privée.
La féminisation de l'entrepreneuriat se confirme : depuis 2018, la part des femmes dans la chaîne entrepreneuriale ne cesse de progresser, atteignant désormais 3 sur 10.
Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, la dynamique est tout aussi encourageante — l'indice entrepreneurial est passé de 14 % en 2018 à 22 % en 2025, témoignant d'un ancrage territorial croissant.
Du côté des ex-chefs d'entreprise, leur départ ne signe pas une retraite définitive : la cessation d'activité constitue souvent un tremplin vers de nouveaux projets, d'autant que 6 sur 10 ont moins de 50 ans.
(Sources : Indice Entrepreneurial Français (IEF) de décembre 2025 - BPI France)
L'entrepreneuriat français suit une trajectoire de fond, portée par des aspirations renouvelées et une volonté affirmée de créer de la valeur. L'essor des dispositifs d'accompagnement et les évolutions culturelles dessinent un écosystème entrepreneurial en pleine maturation, avec de solides perspectives d'avenir
Transactions en 2025 : le marché recule de -6,1 % par rapport à 2024 (31 703 en 2024), repassant sous le seuil des 30 000 cessions pour la première fois depuis 2022. (Altares)
Part du commerce dans les transmissions. (entreprises.gouv)
Transactions/an en moyenne entre 2018 et 2025 : un maintien solide du marché. (entreprises.gouv)
L’essentiel des ventes et cessions de fonds de commerce concernent les TPE de moins de 10 salariés, qui représentent 91,6 % des opérations en 2025 (stable par rapport à 2024).
Plus de 75.000 affaires : Mises en vente chaque année. (Réseau Entreprendre)
Nombre d’entreprises potentiellement transmissibles d’ici 2030 en France. (BPI France)
40 % des dirigeants ont l’intention de transmettre leur entreprise dans les 5 prochaines années (Etude BPI France / CCI France / CMA France / C.R.A).
Nombre d’affaires à reprendre sur le site de BPI France en mars 2026.
Nombre d'entreprises créées en 2025 (comprend également les transmissions d’ entreprises et commerces) : nouveau record pour la 10ème année consécutive. Les créations de sociétés et micro-entrepreneurs sont en hausse de +6 % chacun. Les créations sont stables dans l'industrie sur 2025, sont nettement positives dans le commerce (+7 %) et les services (+6 %), et en repli dans la construction (-4 %). (INSEE)
+8 % d’investissements en immobilier d'entreprise en 2025 (13,7 Mds €) vs 2024 (12,1 Mds € investis (ImmoStat))
-22% dans le secteur industriel : après un effondrement en 2022-2023 et un pic de rattrapage en 2024 (+68%), l'investissement logistique & industriel se normalise et s'établit à 3,0 Mds€ en 2025, en recul de 22% par rapport à 2024 (Cushman & Wakefield). La tendance baissière se poursuit au T1 2026 : le marché de l'investissement logistique baisse à 225 M€ (12% des volumes investis en immobilier d'entreprise en France), en recul de 64 % par rapport au T1 2025, retrouvant des niveaux proches de 2018 (Cushman & Wakefield)
+8,9% dans le commerce, qui clôture l'année en progression vs 2024 avec 2,8 Mds€ investis. Le high street parisien structure la majorité de l'activité, confirmant l'appétit des investisseurs pour les emplacements prime (Cushman & Wakefield). Au T1 2026, le commerce devient la première classe d'actifs avec 895 M€ investis (46% des volumes), porté par quatre transactions supérieures à 50 M€ (Cushman & Wakefield)
Dans le secteur industriel : après un effondrement en 2022-2023 et un pic de rattrapage en 2024 (+68 %), l'investissement logistique & industriel se normalise en 2025 à 3,0 Mds € (-23 %), tout en conservant 21 % des volumes investis en France, à égalité avec le commerce. (Cushman & Wakefield (info pas trouvée))
+6 % dans le commerce de détail : avec près de 3 Mds € investis en 2025 (+6), le commerce confirme sa résilience. Le high street parisien concentre 55 % des volumes, signe d'une appétence des investisseurs pour les emplacements les plus sécurisés. (Cushman & Wakefield (info pas trouvée))
Le taux de rendement des commerce varie de 4 % à 6 % selon l’actif concerné :
(Savills, spotlight)
5,2 millions : Nombre d’entreprises en France (hors secteurs agricoles et financiers), dont environ 750 000 commerces. (INSEE)
3,3 millions d'entreprises de proximité en 2025 (soit 63 % du secteur marchand).
(Union des Entreprises de Proximité)
360 000 établissements d’alimentation de détail (bouchers, boulangers, pâtissiers, etc.)
93 395 points de vente franchisés en 2025 (+2,9 % vs 90 588 en 2024).
Croissance PIB France 2025, après +1,5 % en 2024 (Source : INSEE).
Prévision croissance PIB France 2026 (Banque de France décembre 2025).
Inflation France en moyenne annuelle 2025 (après +2,0 % en 2024 et +4,9 % en 2023).
(Source : INSEE)
Taux de chômage T1 2026 (Source : INSEE)
13,7 milliards € : Pour 2025, soit +8 % vs 2024 (ImmoStat)
13,3 milliards € : Pour 2026 (et une reprise à 15,6 milliards d'euros pour 2027), soit -2,9% vs 2025 (MSCI/BPCE)
21 milliards € : Moyenne quinquennale 2020-2024 de référence. L'investissement immobilier commercial en France reste inférieur d'environ 35 % à sa moyenne quinquennale de référence en 2025 (Immprove)
Prêts à taux fixe d'une durée inférieure à 10 ans (Banque de France)
Prêts à taux fixe d'une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans à 10 ans (Banque de France)
Prêts à taux fixe d'une durée de 20 ans et plus (Banque de France)
Prêts à taux variable (Banque de France)
Prêts relais (Banque de France)
Prêts à taux fixe d'une durée inférieure à 10 ans (Banque de France)
Prêts à taux fixe d'une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans (Banque de France)
Prêts à taux fixe d'une durée de 20 ans et plus (Banque de France)
Prêts à taux variable (Banque de France)
Prêts relais (Banque de France)
Prix moyen de vente d’un fonds de commerce (commerces et entreprises, pharmacies incluses) en 2025, en baisse de 6,4 % par rapport à 2024. (Altares)
Prix moyen de vente d’un fonds de commerce (commerces et entreprises, hors pharmacies) en 2025, en baisse de 8,6 % par rapport à 2024. Les pharmacies, avec un prix moyen supérieur à 1,2 million d’euros, tirent la moyenne générale vers le haut. (Altares)
1 à 7 fois la moyenne des EBE retraités : Correspond à la rentabilité réelle sur les 2 à 3 derniers exercices, avec un coefficient qui varie selon le type d’activité, l’implantation et les facteurs d’exploitation. (Source : Estimermoncommerce.fr)
15 % à 350 % de la moyenne des chiffres d’ affaires HT : Méthode basée sur le chiffre d’affaires des 2 à 3 derniers exercices, le pourcentage dépendant de l’activité, de l’implantation et des facteurs d’exploitation. (Source : Estimermoncommerce.fr)
Construction (Altares)
Commerce (Altares)
Industrie (Altares)
Information & communication (Altares)
Transport & logistique (Altares)
Services aux entreprises (Altares)
Services aux particuliers (Altares)
Hébergement, restauration, débits de boisson (Altares)
Restauration traditionnelle : 4 362 ventes pour un prix moyen de 212 001 €. (Altares)
Restauration rapide : 3 119 ventes pour un prix moyen de 122 231 €. (Altares)
Débits de boissons : 2 509 ventes pour un prix moyen de 241 863 €. (Altares)
Boulangerie et boulangerie-pâtisserie : 1 336 ventes pour un prix moyen de 258 604 €. (Altares)
Coiffure : 1 033 ventes pour un prix moyen de 72 515 €. (Altares)
Garagistes automobiles : 949 ventes pour un prix moyen de 181 269 €. (Altares)
Officines de pharmacie : 842 ventes pour un prix moyen de 1 222 445 €. (Altares)
Épicerie : 762 ventes pour un prix moyen de 127 549 €. (Altares)
Buralistes : 552 ventes pour un prix moyen de 366 155 €. (Altares)
Hôtels et hébergement similaire : 520 ventes pour un prix moyen de 473 108 €. (Altares)
Boucheries : 466 ventes pour un prix moyen de 168 110 €. (Altares)
Agences immobilières : 410 ventes pour un prix moyen de 159 022 €. (Altares)
Soins de beauté : 407 ventes pour un prix moyen de 67 309 €. (Altares)
Commerce de détail d’habillement : 387 ventes pour un prix moyen de 111 286 €. (Altares)
Jardineries / Animaleries / Fleuristes : 311 ventes pour un prix moyen de 132 836 €. (Altares)
Pressing, laverie, blanchisserie : 292 ventes pour un prix moyen de 90 271 €. (Altares)
Commerce de journaux et papeterie : 276 ventes pour un prix moyen de 312 839 €. (Altares)
Commerce de voitures et de véhicules automobiles : 257 ventes pour un prix moyen de 239 758 €. (Altares)
Magasins d’optique : 242 ventes pour un prix moyen de 232 834 €. (Altares)
Supermarchés : 229 ventes pour un prix moyen de 913 429 €. (Altares)
12 000 €–27 000 €/m² à Paris : Écarts très importants selon les quartiers. (CommerceImmo)
Taux de rendement prime pour le commerce de centre-ville (high street) en France, stable depuis fin 2024/2025. Au T1 2026, le commerce devient la première classe d'actifs investie en France (900 M€), porté par l'Île-de-France (69% des volumes) et les emplacements de centre-ville (72%), malgré un recul de 39% des volumes lié aux tensions géopolitiques. Paris et les emplacements prime conservent leur statut de valeur refuge (Savills)
La vacance commerciale parisienne recule à 5,8 % en 2025 — et à seulement 4,5 % sur les artères prime, portées par 30 nouvelles ouvertures du secteur luxe (Knight Franck).
Prix moyen des murs commerciaux en province. Un écart avec Paris qui illustre l'attractivité croissante de la province pour les investisseurs en quête de rendements plus élevés. (CommerceImmo)
Taux de rendement prime pour les retail parks en France, le format le plus rémunérateur, généralement situé en périphérie et en régions - stable depuis fin 2024 (Knight Franck)
5,50 % pour les centres commerciaux prime, un taux stable qui reflète une demande concentrée sur les actifs les mieux positionnés. (Savills)
La vacance commerciale parisienne recule à 5,8 % en 2025 — et à seulement 4,5 % sur les artères prime, portées par 30 nouvelles ouvertures du secteur luxe (Knight Franck).
En 2025, le taux de vacance commerciale atteint 11,6 % tous formats confondus, contre 10,7 % en 2024 (Knight Franck).
Taux de vacance des pieds d'immeubles (commerce de centre-ville) en 2025, contre 10,8 % en 2024 (Confédération des Commerçants de France)
Taux de vacance des centres commerciaux en 2025, en hausse par rapport à 2024 (16,0 %) - le format le plus dégradé (Confédération des Commerçants de France)
Taux de vacance des zones commerciales périphériques en 2025, contre 7,4 % en 2024 - le format qui reste le moins touché (Confédération des Commerçants de France)
Recul de la fréquentation des centres-villes en 2025 (jusqu'à -4% en Île-de-France et en Bretagne), tandis que les centres commerciaux progressent légèrement (+0,6%) (Fédération des Acteurs du Commerce dans les Territoires)
+9,3 % de valeur sur les supermarchés depuis 2020 : forte croissance due à la hausse du chiffre d’affaires alimentaire. (Arthur Loyd)
1 222 445 € prix moyen pour une pharmacie en 2025 : quasi stable (-1,0 %), avec un nombre de transactions en hausse de 6,2 % à 842 opérations. (Altares)
Près d’un tiers (33 %) des transactions concernent la restauration et les débits de boisson en 2025 : ce trio reste le pilier du marché des cessions de fonds de commerce. (Altares)
-0,6 % dans la restauration rapide (3 119 opérations) en 2025 : quasi-stabilité qui confirme la solidité du secteur. (Altares)
+13,7 % de hausse du prix moyen des boulangeries en 2025 (258 604€), la plus forte progression du Top 10 des prix – malgré un nombre de cessions en léger repli (-2,8 %, à 1 336). (Altares)
11 % de part de marché des retail parks dans l’alimentaire : la grande distribution continue de dominer dans ces formats. (Savills, spotlight)
36,7 % de part du secteur Hébergement-restauration-débits de boisson dans les transmissions de fonds de commerce en 2025. (Altares)
80 % de taux de pérennité à trois ans des entreprises de l’hébergement et restauration, légèrement inférieur à la moyenne. (entreprises.gouv)
Cessions dans la coiffure en 2025 : en recul de 6,3 % par rapport à 2024. (Altares)
Cessions dans l’hôtellerie en 2025 : quasi stable, -1,0 % par rapport à 2024. (Altares)
Cessions chez les buralistes en 2025 : en baisse de 9,4 % par rapport à 2024. (Altares)
Baisse de fréquentation des zones commerciales périphériques. (Arthur Loyd)
Taux de vacance des zones commerciales périphériques en 2025 (vs 7,4 % en 2024) : un format qui reste le plus résilient du commerce français, malgré une légère dégradation, loin derrière les centres commerciaux (16,8 %) et les centres-villes (11,7 %). (Confédération des Commerçants de France)
Plus d’1 vente sur 5 (21 %) réalisée dans les grandes villes (100 000 habitants et plus) en 2025 : seul segment territorial où le prix de cession progresse. (Altares)
+7,3 % de hausse : sur le prix moyen dans les grandes villes en 2025 (288 307 €), qui résistent mieux que le reste du territoire. (Altares)
Taux de rotation des commerces en centre-ville en 2025 contre 11,2 % en 2024. (Confédération des Commerçants de France)
-1,8 % de transactions dans les villages en 2025, l’un des segments les plus stables avec les grandes villes. (Altares)
-1,6 % de transactions dans les grandes villes en 2025, l’un des segments les plus stables avec les villages. (Altares)
Grandes villes (100 000 Habitants et plus). (Altares)
Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les grandes villes en 2025 (+7,3 % vs 2024). (Altares)
Villes moyennes (20 000 à 100 000 Habitants). (Altares)
Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les villes moyennes (-10,8 % vs 2024). (Altares)
Petites villes (5 000 à 20 000 Habitants). (Altares)
Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les petites villes en 2025 (-8,0 % vs 2024). (Altares)
Bourgs ruraux (2 000 à 5 000 Habitants). (Altares)
Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les bourgs ruraux (-12,6 % vs 2024) : la plus forte baisse de prix. (Altares)
Villages (moins de 2 000 Habitants). (Altares)
Prix moyen de vente d’un fonds de commerce dans les villages (-8,1 % vs 2024). (Altares)
Auvergne-Rhône-Alpes
Bourgogne-Franche-Comté
Bretagne
Centre-Val de Loire
Corse
Grand Est
Hauts de France
Île-de-France
Normandie
Nouvelle Aquitaine
Occitanie
Pays de La Loire
Provence Alpes Côte d'Azur
Auvergne-Rhône-Alpes
Bourgogne-Franche-Comté
Bretagne
Centre-Val de Loire
Corse
Grand Est
Hauts de France
Île-de-France
Normandie
Nouvelle Aquitaine
Occitanie
Pays de La Loire
Provence Alpes Côte d'Azur
52,2 ans : âge moyen des cédants en 2025. Près de 3 vendeurs sur 10 (28 %) ont plus de 60 ans, illustrant le vieillissement des cédants. (Altares)
72 % des cédants ont moins de 60 ans en 2025 : ils n’attendent pas la retraite pour vendre. (Altares)
Part des intentions de transmission déclenchées par un départ en retraite du dirigeant (contre 60% en 2024) - même si la majorité des transmissions effectivement réalisées concernent des dirigeants de moins de 60 ans, signe de l'émergence d'un profil de cédant plus jeune. (Bpifrance Le Lab)
Part des cédants motivés par – dans l’ordre d’importance - un changement de vie professionnelle, la charge de travail, la diversification du patrimoine, raisons familiales et changer d'air (Bpifrance Le Lab)
Nombre estimé de dirigeants susceptibles de partir à la retraite sur la décennie 2020. (entreprises.gouv)
Part des dirigeants de PME et ETI âgés de 60 ans ou plus - en hausse continue depuis 2010 (17,4%) et 2016 (20,5%) (BPCE LObservatoire)
0 à 5 ans (Altares)
6 à 15 ans (Altares)
Plus de 15 ans (Altares)
40 % des acquéreurs sont primo-accédants : la part de nouveaux entrants sur le marché
L’âge moyen des acquéreurs. (Altares)
Repreneurs considérant le potentiel de croissance comme critère n°1. (BPI France)
Repreneurs considérant la rentabilité potentielle comme critère clé. (BPI France)
Repreneurs considérant la valeur financière comme critère essentiel. (BPI France)
Part des cessions réalisées dans le cadre de procédures collectives (sauvegarde, redressement, liquidation) en 2024. (entreprises.gouv)
Taux de survie à 3 ans : pour les reprises de fonds de commerce de 2022 (analyse 2025) vs 82,0 % pour les créations classiques hors micro-entrepreneurs. (Altares / Insee)
Défaillances d'entreprises en 2025. (Altares)
+9,1 points de pérennité : avantage des reprises de fonds de commerce (91,1 %) vs créations classiques hors micro-entrepreneurs (82,0 %). (Altares / Insee)
Taux de pérennité à 3 ans pour l’ensemble des entreprises. (entreprises.gouv)
Part des entreprises cédées ayant moins de 10 salariés en 2023. (entreprises.gouv)
Effectif moyen des entreprises au moment de la reprise. (BPI France)
Part des entreprises cédées correspondant à des TPE. (BPI France)
Part des entreprises cédées correspondant à des PME. (BPI France)
Prix moyen de vente d’un fonds de commerce en 2025 (-6,4 %). (Altares)
Prix moyen au T1 2026 (-6,9 % vs T1 2025). (Altares)
Près de 69 % des professionnels anticipent des ventes forcées en 2026 (65% pour 2027). (MSCI/BPCE)
Principales causes : problématique de refinancement (48 %), besoin de liquidité des fonds (41 %), dépenses de travaux/mise aux normes énergétiques (11 %) (MSCI/BPCE).
Le taux de rendement prime des centres commerciaux devrait remonter nettement en 2026 (5,75 % au T1 2026), signe d'une dégradation de valeur plus marquée que les autres classes d'actifs, dans un contexte où 68% des investisseurs anticipent une hausse de la vacance commerciale dans ce format. Les retail parks apparaissent en revanche plus robustes et sont privilégiés par 33 % des investisseurs pour leurs acquisitions en 2026 (MSCI/BPCE).
Prévision d'investissement en immobilier d'entreprise banalisé en France pour 2026, en repli par rapport aux 13,7 Mds€ de 2025 et très en-deçà de l'estimation de fin 2025 (16,1 Mds€), en raison du conflit au Moyen-Orient, du retour de l'inflation et de la remontée des taux BCE (MSCI/BPCE)
Prévision de croissance du PIB France pour 2026 (scénario de base), révisée à la baisse par rapport aux +0,9 % anticipés en mars, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient, de la hausse des prix de l'énergie et d'une activité plus atone que prévu au 1er trimestre. Un rebond à 0,9 % est attendu en 2027. (Banque de France)
En 2025, le marché des fonds de commerce marque le pas mais confirme sa résilience structurelle : les prix se rééquilibrent, en restant élevés, à 241 781 € en moyenne (-6,4 %) après deux années de hausse historique, tandis que le prix médian progresse à 112 700 € (+2,5 %), signe de bonne tenue des transactions courantes. Le volume repasse légèrement sous le seuil des 30 000 cessions (29 766, -6,1 %) pour la première fois depuis 2022. La reprise d’un commerce ou d’une entreprise s’impose plus que jamais comme un choix stratégique – avec un taux de pérennité à 3 ans de 91,1 %, supérieur de 9,1 points à celui de la création pure (82,0 %), dans un contexte de défaillances élevé (69 957 en 2025), qui constitue lui aussi un rattrapage post-crise sanitaire.
En avril 2026, le plan « Objectif Reprises » a été lancé par le ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, qui a présenté le plan d’action de l’État pour soutenir la transmission-reprise d’entreprise, alors qu’une entreprise sur deux ne trouve aujourd’hui pas de repreneur. (Source : economie.gouv.fr)
L'immobilier commercial amorce quant à lui un rebond sélectif : le commerce de détail dépasse les 3 Mds € investis (+14 % en 2025), porté par le high street parisien et les actifs prime, tandis que les secteurs logistique et alimentaire conservent leur statut de valeurs refuges.
Côté financement, les taux professionnels pour un fonds de commerce ont suivi une tendance baissière depuis 2024 (taux nominal moyen 3,7 %) jusqu’à la mi-2025 (3,10 %), se sont stabilisés, puis opèrent une légère remontée en 2026 (3,25 % en milieu d’année). Pour 2026, le marché bénéficie d'un contexte macro-économique porteur (+1,2 % de PIB anticipé), d'une reprise progressive de la confiance des investisseurs et d'un pipeline de cessions structurellement alimenté par le vieillissement des dirigeants. Les acteurs bien préparés — cédants comme repreneurs — disposent aujourd'hui de conditions rarement aussi favorables pour concrétiser leurs projets.

L’approche fondée uniquement sur le chiffre d’affaires est insuffisante, car elle ne tient pas compte du potentiel de finançabilité d’un fonds de commerce. Or, un acquéreur doit pouvoir rembourser son prêt et se rémunérer convenablement, puisqu’il achète avant tout un outil de travail.
Seule la combinaison de plusieurs méthodes – chiffre d’affaires, EBE retraité et analyse fine des critères d’exploitation (emplacement, état locatif, dynamique commerciale, caractéristiques du local, normes, matériel, notoriété, etc.) – permet d’aboutir à une valeur de marché réellement cohérente.